Quel est le but de cette recherche?
Cette recherche porte sur l’administration d’un type de cellules, appelées « cellules stromales mésenchymateuses (CSM)» issues de cordon ombilical pour le traitement de votre rejet chronique humoral.
Depuis votre transplantation rénale, vous avez développé des anticorps dirigés contre votre greffon appelés DSA qui s’attaquent à lui et sont responsables d’un rejet, appelé rejet chronique humoral. Vous avez été traité récemment pour ce rejet chronique humoral par des perfusions d’immunoglobulines humaines polyvalentes malheureusement sans efficacité suffisante. Il n’existe pas d’autre traitement validé pour traiter ce rejet chronique humoral qui risque de dégrader la fonction de votre greffon.
Nous vous proposons de participer à cette recherche dans laquelle vous recevrez des « cellules stromales mésenchymateuses (CSM » issues de cordon ombilical qui possèdent des propriétés régulatrices qui devraient stabiliser et/ou guérir le rejet de votre greffon.
Pour répondre à la question posée dans la recherche, il est prévu d’inclure 22 personnes transplantés rénaux ayant développé un rejet chronique humoral dans des établissements de soins situés en Île-de-France.
En quoi consiste la recherche ?
Dans la recherche proposée, nous allons évaluer l’efficacité de 4 perfusions intraveineuses de cellules stromales mésenchymateuses (CSM) dans le traitement du rejet chronique humoral de votre greffon. Les CSM sont des cellules qui sont isolées à partir du cordon ombilical après l’accouchement de femme. Ces cellules sont capables de moduler les cellules impliquées dans le rejet chronique.
Ces CSM seront isolées et produites selon les normes de sécurité européennes par le centre MEARY (Centre de Thérapie Cellulaire et Génique de l’hopital Saint Louis à Paris) , qui en a une grande expertise et l’autorisation ministérielle.
Les CSM sont utilisées en France chez plus de 50 patients dans des maladies comme la greffe de moelle, les complications des maladies inflammatoires, les maladies dégénératives osseuses. Il n’y a pas eu d’effets indésirables jusqu’à présent relaté.
Dans cette recherche, après tirage au sort, vous recevrez en plus du traitement habituel :
- soit une perfusion de Placebo (NaCl 0.9% = Le placebo est une substance inactive qui a la même apparence que le traitement de la recherche)
- soit une perfusion de CSM.
Administré par perfusion intraveineuse en 60 minutes en hôpital de jour du service de néphrologie de votre hôpital. selon les mêmes modalités, de manière que ni vous, ni l’équipe soignante ne serez au courant du traitement que vous recevrez.
Quel est le calendrier de la recherche ?
La durée prévisionnelle de la recherche est de 4 ans et votre participation sera de 2 ans.
A l’occasion d’une consultation usuelle au cours de laquelle votre néphrologue vous expliquera cette recherche. Des examens biologiques de routine et au besoin (datant de plus de 6 mois) un Electrocardiogramme, une radiographie pulmonaire et une biopsie rénale vous seront pratiqués.
Il vous sera proposé d’y participer. Vous aurez un délai de réflexion d’une semaine pour prendre votre décision que vous transmettrez à votre néphrologue.
Après la signature de votre consentement, lors de la première visite (visite d’inclusion), le déroulement de la recherche sera le suivant :
-Un test BHCG sera pratiqué pour les femmes en âge de procréer.
-Une date pour une hospitalisation en hôpital de jour du service de néphrologie de votre hôpital sera programmée pour que puisse débuter la recherche.
- Vous serez recontacté la veille de chaque injection (jour ouvrable) pour confirmer la date de l'administration du médicament expérimental/placebo et vérifier l'absence de contre-indications. En cas d'apparition de symptômes tels que fièvre, dyspnée, toux, rhinite, brûlures urinaires, vomissements, ou diarrhées avant l'injection, nous vous invitons à informer votre médecin investigateur. Celui-ci pourra alors réévaluer la situation avec vous et fixer une nouvelle date pour l'injection du médicament expérimental (CSM ou placebo).
Vous reviendrez en hôpital de jour pour la première perfusion des Cellules Stromales Mésenchymateuses (CMS) ou de NaCl 0.9% (Placebo) selon le traitement qui vous sera attribué (après tirage au sort). Cette perfusion durera 60 minutes et vous resterez pour surveillance pendant 4 h au décours de la perfusion.
Puis chaque semaine pendant 3 semaines, vous reviendrez en hôpital de jour pour 3 autres perfusions similaires.
Pendant 1 an vous serez suivi en consultation habituelle par votre néphrologue dans son hôpital, 1, 2, 3, 6, 9 et 12 mois suivant la première perfusion de CSM.
Au sixième mois, vous aurez dans votre service de néphrologie une hospitalisation de jour pour une biopsie de votre greffon pour juger de l’efficacité des traitements reçus.
Quels sont les bénéfices liés à votre participation ?
Les bénéfices attendus sont basés sur des hypothèses et des résultats préliminaires de recherches, mais des recherches cliniques approfondies sont nécessaires pour confirmer l'efficacité et la sécurité de cette approche dans le traitement du rejet chronique humoral après une greffe rénale.
Vous bénéficierez d’un suivi médical étroit et spécifique pour lequel aucun frais supplémentaire ne vous sera demandé en contribuant ainsi à une meilleure connaissance du rejet chronique humoral, un domaine où les traitements sont encore limités et les résultats peu satisfaisants.
Les bénéfices attendus sont une amélioration de l’évolution de votre rejet humoral chronique.
Quels sont les traitements autorisés et non autorisés ?
Tous les traitements prescrits par votre néphrologue ou les médecins du centre de recherche clinque sont autorisés. Vous ne devez pas prendre de vous-même des médicaments (excepté paracétamol ou imodium) sans en avoir demandé l’autorisation à votre néphrologue ou les médecins du centre de recherche clinique.
Les anti-inflammatoires (AINS) ne sont pas recommandés en dehors du traitement anti rejet habituel.
Quels sont les risques et les contraintes prévisibles ajoutés par la recherche?
- Les Risques liés aux perfusions de CSM :
il s’agit d’un risque théorique car jusqu’à présent il n’y a pas eu d’effet indésirable relaté. On peut cependant envisager des manifestations allergiques comme des démangeaisons, des plaques sur la peau généralisée ou sur le site d’injection, de la fièvre, frisson, une baisse de tension artérielle ou une élévation de la fréquence cardiaque, un malaise ou un essoufflement comme à l’occasion de transfusion. Ces symptômes seront prévenus par une administration systématique avant chaque perfusion de paracétamol et d’un médicament anti allergique. Vous bénéficierez d’une surveillance rapprochée pendant les perfusions et les 4 heures suivant leur fin.
Il est possible que vous développiez une immunité contre les cellules stromales mésenchymateuses. Cette immunité en particulier la présence d’anticorps contre le complexe majeur d’histocompatibilité humain (HLA) peut survenir mais sera limité par la poursuite de votre traitement anti-rejet et du fait des propriétés immunorégulatrices de ces cellules. Une surveillance de l’apparition d’anticorps anti HLA des CSM sera déterminée très régulièrement lors de la recherche.
Il existe des risques mineurs associés aux prélèvements sanguins, qui seront effectués à la fois dans le cadre des soins habituels et de la recherche (pour les dosages de biomarqueurs). Des réactions légères, telles que des rougeurs, des douleurs ou un léger gonflement au site de la ponction, peuvent apparaître, mais elles sont généralement temporaires et disparaissent rapidement.
- Les contraintes : sont des visites supplémentaires (4 hospitalisations de jour au centre de recherche clinique et une hospitalisation de jour dans votre service de néphrologie 6 mois après la première perfusion de CSM pour la réalisation de la biopsie du greffon afin d’évaluer la réponse au traitement,
En compensation des contraintes de la recherche, vous recevrez une indemnisation de 50 euros par déplacement, soit un total de 200 euros pour les quatre visites supplémentaires.
Si vous acceptez de participer, vous devrez respecter les points suivants :
- Conserver sur vous en permanence la carte patient qui vous a été remise, indiquant que vous participez à cette recherche. Cette carte inclut le nom et le numéro de téléphone de votre médecin.
- Venir aux rendez-vous. En cas d’impossibilité, nous vous remercions de contacter votre médecin le plus rapidement possible.
- Informer le médecin de la recherche, de l’utilisation de tout médicament ainsi que de tout événement survenant pendant la recherche (hospitalisation, grossesse,…).
- Informer le médecin de l’apparition de l’un des symptômes suivants : Fièvre, dyspnée, toux, rhinite, brulures mictionnelles, vomissements, diarrhées la veille de l’injection afin d’adapter le calendrier de la recherche .
- Ne pas prendre part à un autre projet de recherche sans l’accord de votre médecin, ceci pour vous protéger de tout accident possible pouvant résulter par exemple d’incompatibilités possibles entre les médicaments étudiés ou d’autres dangers.
- Etre affilié(e) à un régime de sécurité sociale ou être bénéficiaire d’un tel régime
Aucune compensation financière n’est prévue pour cet essai. Vous serez suivi selon les critères de prise en charge habituelle par des médecins expérimentés.
- Que vont devenir les prélèvements effectués pour la recherche ?
Des échantillons sanguins et urinaires vous seront prélevés lors de la visite J0, 2, et 6 ,12 et 24 mois en vue d’une collection biologique.
Ces prélèvements réalisés pour la collection biologique seront conservés au PRB (Plateforme des ressources Biologiques) centre de ressources biologiques Paris Est-Hopital Henri Mondor, Creteil sous la direction du Dr Caroline Barau (01 49 81 21 11) que vous pouvez contacter à postériori pour détruire vous échantillons ainsi conservés.
Vos échantillons seront conservés pour une durée maximale de 5 ans avant d’être détruits s’il venait à en rester au-delà de 5 ans.
Afin d’être informé(e) de toutes les recherches effectuées grâce à ce matériel biologique, vous pourrez vous connecter à http://www.urc-mondor.fr/content/scarr
Vous avez la possibilité à tout moment de demander au médecin qui vous suit dans le cadre de la recherche, la destruction de ces prélèvements biologiques ou de vous opposer à toute utilisation ultérieure.
- Quelles sont les éventuelles alternatives médicales?
La participation au protocole n’altère pas et ne modifie en rien la prise en charge médicale. En cas de non-participation à lla recherche vous recevrez la prise en charge habituelle.
À l'heure actuelle en dehors des perfusions d’immunoglobuline humaines polyvalentes, aucun traitement n’est validé pour le traitement du rejet chronique humoral).
Quelles sont les modalités de prise en charge médicale à la fin de votre participation?
A la fin de la recherche vous reprendrez votre suivi habituel avec votre néphrologue.
Pendant la recherche :
- Arrêt prématuré du traitement votre médecin pourra décider à tout moment de l’arrêt de votre participation ; il vous en expliquera les raisons (sécurité, dans ce cas vous restez dans la recherche pour les évaluations et examens.
- Arrêt prématuré de la recherche : Vous pourrez à tout moment d’arrêter votre participation mais nous vous demanderons, si vous avez déjà reçu une ou plusieurs perfusions de CSM de venir à des visites de surveillance ne serait-ce que pour nous assurer que vous ne présentez pas d’effet indésirable.
Votre médecin pourra décider à tout moment de l’arrêt de votre participation ; il vous en expliquera les raisons. Une visite d’arrêt prématuré vous sera proposée
